dimanche 27 juin 2010

THE VEIL (suite)





















Ce 5ème segment mis en images par HERBERT L. STROCK est intitulé "THE CRYSTAL BALL".

Il met en scène une jeune française, MARIE (Roxane BERARD) volage, qui quitte son fiancé, Edmond VALLIER (Booth COLMAN), un jeune écrivain, pour son patron avant de se réfugier dans les bras d'un artiste peintre qui prépare son portrait.
Comme cadeau d'adieu, elle laisse à Edmond une boule de cristal ornementale.

C'est une distraction, jusqu'à ce que ledit cristal lui montre certaines scènes étranges, au grand étonnement de son sceptique oncle, André GIRAUD (Boris KARLOFF).

A nouveau un épisode typique époque victorienne en atmosphère pure...

THE VEIL (suite)






Voici présenté le 4ème épisode de la série "THE VEIL" (1958) avec BORIS KARLOFF.
Ce segment nous conte les mésaventures d'ANGELO MARCABIENTI (Tony TRAVIS), jeune médecin de retour au petit village italien qui l'a vu grandir.
Son père, Carlo MARCABIENTI (BORIS KARLOFF), docteur lui aussi, est vieux et fatigué et son fils souhaite qu'il se retire et vienne habiter chez lui à la ville...
Quand le vieux docteur est appelé au domicile d'un patient, ANGELO se rend quant à lui au chevet d'une petite fille fort malade...
La famille ne veut pas que ce soit lui qui opère l'enfant, elle lui préfère le médecin vétéran... Mais le temps presse, la petite risque de mourir...
Carlo finit par arriver pour assister son fils, et l'opération peut avoir lieu...
Mais au même moment, on se rend compte que le vieil homme est en fait tranquillement endormi dans le fauteuil de son salon!!!!

Cet épisode, pauvre en action mais riche d'ambiance, est mis en scène par GEORGE WAGGNER qui nous a offert entre autres le fameux "THE WOLF MAN" (1941) avec LON CHANEY jr.
L'épisode laisse planer le mystère quant au fait que CARLO était présent à 2 endroits différents au même moment, à vous de vous faire votre propre idée en regardant le segment... ICI.http://www.mevio.com/episode/180705/the-veil-episode-4-the-doctors-1958

samedi 12 juin 2010

NOT EASY READER









Un immense vide se crée lorsque nous quitte quelqu'un de la trempe de DENNIS HOPPER; et comme il n'aimait pas les longs discours, je serai bref: plus qu'un homme, un épicurien,de tout; une âme volcanique sous un sourire fascinant, un acteur au sens le plus pur et le plus révolté du terme; LEFTY ENRIGHT vient de quitter le BLUE VELVET, et nous aussi...

lundi 3 mai 2010

UN CHATEAU EN ENFER
















Voici un film comme on rêve d'en voir plus souvent, à savoir une oeuvre totalement inclassable, capable de rallier les suffrages auprès de ceux qui aiment les films de guerre et ceux qui les détestent...

Mis en scène en 1969 par SYDNEY POLLACK, "CASTLE KEEP" (Un château en enfer), ce film nous présente une escouade de 8 soldats américains en plein marasme dans les Ardennes, en 1944.
Ce groupe est composé notamment du Major ABRAHAM FALCONER (BURT LANCASTER), du Capitaine LIONEL BECKMAN (Patrick O'NEAL)et du sergent ROSSI (Peter FALK).
Dès la première séquence, le ton du film est donné: les 8 soldats se retrouvent embourbés avec leur jeep à la lisière d'une forêt, et ils croisent le chemin du Comte de MALDORAIS et de son épouse, la jeune Comtesse de MALDORAIS, dans une séquence filmée au ralenti pendant laquelle s'entrechoquent 2 univers diamétralement opposés, le monde guerrier et l'univers onirique que l'on croirait sorti des films de CORMAN sur EDGAR POE, à savoir le COMTE et la COMTESSE filmés au ralenti au galop de cheval avec grâce et élégance, servis par une musique douce signée MICHEL LEGRAND, en contre-pied de la rudesse des soldats, de leur état de saleté et de délabrement physique et moral; le Comte leur propose alors à tous de les héberger dans son château, un splendide château entretenu avec amour par lui-même, dernier descendant de la dynastie des MALDORAIS.

Sydney POLLACK, plein d'esprit caustique vis-à-vis de ses personnages, nous dépeint leurs âmes tourmentées de manière quasi chirurgicale.
Le COMTE entend préserver coûte que coûte le patrimoine historique de son superbe château, qui en devient un personnage à part entière.
On découvre que le Comte souffre d'impuissance, et craint de ne pouvoir assurer la survivance de sa lignée.
Ce qui fait dire à un soldat qui raconte l'histoire en voix-off "Nous occupions le château depuis maintenant 13 jours, mais nous ne savions pas depuis combien de temps le Major occupait la COMTESSE???" ... Tout un programme!!!
Le Major FALCONER risque donc de pouvoir régler de manière détournée le problème du Comte: pendant ce temps, l'ennui saisit le reste de la troupe; pour le combattre, le Capitaine BECKMAN prévoit de mettre en scène une conférence sur l'art, profitant de l'opportunité qui se prèsente à lui de discourir sur la passion immense qu'il cultive sur le sujet et de la matière qui se trouve tout autour de lui, peintures et sculptures à l'appui; le sergent ROSSI, quant à lui, propose un tout autre genre de théâtre: une courte pièce sur un érotomane en rut!!! Tout un programme également.

Les moments d'humour sont là néanmoins, avec cette scène où un soldat remonte de l'eau une VOLKSWAGEN qui refuse de couler, faisant dire à ce soldat que la guerre aurait pû être gagnée plus vite avec un tel matériel!!!

Mais pendant que tout ce beau monde passe le temps comme il veut en espèrant finir le conflit au calme, la menace se précise et la guerre reprend ses droits.
D'abord, des snipers viennent reconnaitre le terrain, puis, c'est le gros de l'invasion qui commence, mettant en péril le divin château et ses occupants.

Et c'est alors que le grand art de SYDNEY POLLACK se révèle, avec une dualité constante entre des univers qui s'écroulent: FALCONER, personnage plutôt cynique et désabusé, se fiche pas mal du patrimoine à défendre, il ne conçoit le château que comme espace de défense contre les hordes teutonnes, au grand dam du Comte, prêt à se fourvoyer avec l'ennemi, mais aussi de BECKMAN qui voudrait aussi défendre ce château de la destruction.
FALCONER a des rapports assez ambigus avec BECKMAN (MAGNIFIQUE PATRICK O'NEAL), à mi-chemin entre le déni de sa capacité à être un soldat et la volonté de lui faire accomplir des actes de bravoure.

Et le sergent ROSSI, boulanger dans le civil, qui vise comme ELDORADO la boulangerie et la boulangère du petit village ardennais à proximité du château.
Le reste de l'équipe tente d'oublier la guerre dans les bras des dames de compagnie du bordel local, ce qui nous permet au passage de reconnaitre Elizabeth TEISSIER dans ce groupe féminin, groupe qui n'hésitera pas à épauler les soldats lors de l'attaque du village par des blindés nazis qu'elles défendront au cocktail molotov...

FALCONER, qui manque cruellement d'hommes, tente de rallier à sa cause un groupe d'objecteurs de conscience menés par le génial BRUCE DERN, reconverti en prédicateur halluciné, ce qui donne droit à une séquence absolument surréaliste (le film en est rempli) de BURT LANCASTER, bandeau noir à l'oeil, fier sur son cheval blanc, en train de vouloir rassembler le groupe d'objecteurs taillé en pièce par des tirs d'obus: que la guerre est alors magnifiquement pathétique!!!

Le film bascule entre réel et illusoire, avec une attaque du château où les 8 soldats sont retranchés dans la roseraie, bien mince abri pour des soldats en péril; on s'attend presque à un final au sang et au son de BEETHOVEN lancé à fond!!!

Pour le reste, eh bien, c'est vous qui voyez!!!

lundi 26 avril 2010

LE GRAND RETOUR DE JERRY LEWIS PAR LA PETITE LUCARNE
























Beaucoup d'entre vous connaissent très certainement la franchise télévisée consacrée par DICK WOLF (le second producteur de la petite lucarne à faire la pluie et le beau temps sur le tube cathodique ricain, le premier quasi ex-aequo étant le sieur JERRY BRUCKHEIMER)à savoir la démultiplication de séries "NEW-YORK...."; l'une de ses sous-franchises se démarque du lot de ses consoeurs de renommée internationale avec un rythme plus soutenu et des scénarios plus originaux: "LAW AND ORDER: SPECIAL VICTIMS UNIT" (NEW-YORK UNITE SPECIALE), qui en est actuellement à sa 11 ème saison de diffusion; l'équipe de flics qui enquête sur des crimes ou abus sexuels, dirigée par le fameux capitaine d'origine irlandaise (coucou dear miss Hyde) DON CRAGEN (incarné par le génial Dann FLOREK)s'entoure régulièrement de guest-stars d'importance (j'y ai récemment croisé ROBERT VAUGHN).

Le 4 ème épisode de la saison 8 tape fort: intitulé "UNCLE" (en français: L'ONCLE DE JOHN) réalisé par David PLATT, il nous permet de retrouver UNE IMMENSE STAR de l'âge d'or du comique américain, le GRAND MONSIEUR qui me fait toujours hurler de rire en regardant sans jamais se lasser les perles qui composent sa filmo, j'ai nommé MONSIEUR JERRY LEWIS!!!

A l'instar de magiciens de rires lacrimaux comme BUSTER KEATON ou CHARLIE CHAPLIN, JERRY LEWIS se faisait hélas trop rare à nos yeux éternellement attendris par sa prèsence, l'âge faisant conjointement à de gros problèmes de santé; le voici à nouveau parmi nous, dans le rôle d'ANDREW MUNCH, l'oncle de john MUNCH, un des flics de l'équipe, et JERRY LEWIS incarne en 40 mn de métrage toutes les facettes d'un personnage attachant, mi-sdf, mi redresseur de torts, qui nous fait passer des larmes à un sourire embué avec la magie de son art...

Revoir JERRY est si rare qu'il ne faut pas le louper, car le comique fait une pirouette et puis s'en va...
Bonsoir MONSIEUR LEWIS...

lundi 19 avril 2010

LA SAISON DE LA SORCIERE



















Avec pas moins de 4 films en post-production (jusqu'à présent) pour l'année 2010, SIR CHRISTOPHER LEE est loin de penser à la retraite malgré ses 88 ans...
Le voici de retour dans son genre de prédilection, le fantastique, dans un film de DOMINIC SENA qui sortira prochainement (nous vous en reparlerons): "SEASON OF THE WITCH", dans lequel 14 chevaliers courageux escortent une sorcière vers un monastère; CHRIS LEE incarne le cardinal d'AMBROISE, qui, pour la circonstance, adopte un maquillage spécialement hideux, car ce cardinal a eu maille à partir avec la fameuse sorcière qui n'est pas du tout, mais alors pas du tout bien-aimée!!!
La distribution comprend aussi NICOLAS CAGE et le toujours excellent RON PERLMAN...

lundi 12 avril 2010

UN TUEUR DANS LA FOULE



















Diffusé comme tel à la grande époque des films catastrophes, "TWO MINUTE WARNING" (Un tueur dans la foule) de LARRY PEARCE (1976) s'apparente plus au thriller qu'au film de cata... lorgnant allègrement sur un chef d'oeuvre du genre, "TARGETS" (La cible) 1967 de PETER BOGDANOVITCH avec Boris KARLOFF, c'est une oeuvre assez inégale, à laquelle il manque un réel suspense; l'idée de départ était néanmoins fort intéressante, à savoir, au contraire de TARGETS, nous montrer un tueur dont on ne sait rien, aucune de ses motivations, et surtout il nous est toujours montré sans que l'on ne voit de près son visage (uniquement un gros plan occasionnel sur les yeux).

Ce postulat rend l'aspect tragique du film plus saillant, car il permet au spectateur de s'identifier aux victimes potentielles...
Comme souvent dans ce genre de production, 2 bons tiers du film sont utilisés pour nous montrer les personnages principaux de l'histoire ( qui, comme dans les castings de films catastrophes, sont des acteurs réputés): à commencer par une légende du cinéma hollywoodien de l'âge d'or, WALTER PIDGEON, hélas cantonné uniquement à un rôle figuratif, à savoir un pickpocket âgé sans la moindre ligne de dialogue; Jack KLUGMAN en fripouille roi de la magouille, Martin BALSAM en bon flic un peu dépassé par les évenements, GENA ROWLANDS et DAVID JANSSEN en couple spectateur qui occupent le temps et l'espace à se chamailler; la vraie surprise de casting vient de JOHN CASSAVETES en capitaine des forces d'élite d'intervention, plus habitué aux films intimistes qu'aux films de trouille; autre vedette rompue à l'exercice, CHARLTON HESTON en flic intègre, et dont la prèsence à elle seule mérite le détour, car son personnage dénonce à la fin du film les dérives criminelles d'une population surarmée, alors que l'on connait le regard inquisiteur de MICHAEL MOORE à son égard au sujet du droit américain de posséder une arme; le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il avait beaucoup d'humour, l'ami CHARLTON...
Mais le principal personnage du film est sans conteste le LOS ANGELES MEMORIAL COLISEUM, stade immense où se joue l'intrigue et où se cache ce tueur dans la foule...
Me mâterait bien un p'tit match de foot ricain, aujourd'hui, tiens....